Le thé Sunrouge

 

Le thé Sunrouge

Le Sunrouge: nouvelle variété de thé vert japonais riche en Anthocyanes et Catéchines. C’est ce qui lui donne ses bienfaits hors du commun. Explications.

“Sunrouge Tea” – nouvelle variété depuis 2009

En 2009, une nouvelle variété de thé vert fut créée sous le nom de “Sunrouge” ou “Sunrouge Tea”. Cette variété japonaise résulte de la fructueuse collaboration entre le Nippon Paper Group et le National Institute of Vegetable and Tea appartenant au NARO (National Agriculture and Food Research Organization). Le but de ce projet de longue haleine datant de 2001 était de mettre au point une variété de thé vert riche en anthocyanes (aussi appelés anthocyanines), de même que des propriétés contre la fatigue (burn out), ainsi que des niveaux élevés de catéchines, typiques pour le thé vert japonais.

Sunrouge, un thé fonctionnel

Le Sunrouge provient d’une succession de nombreux projets de recherche au Japon qui ont pour but ultime et commun de mettre au point des aliments riches en Anthocyanes. Des recherches dans ce domaine ont déjà, par ailleurs, permis de donner naissance à une patate douce violette (Murasakimasari: soutenant les fonctions hépatiques), des pommes de terres violettes, du riz violet (Murasaki-koboshi)1.

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Feuilles de Sunrouge

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Champs de thé “Sunrouge”

On peut classer le Sunrouge dans la catégorie des thés aux “propriétés médicinales spéciales” développés dernièrement au Japon au même titre que le thé vert Benifuuki et le thé vert GABA, aussi appelé GABA Tea. Ces thés ont étés crées par croisement botanique de différentes variétés puis cultivés dans le but d’obtenir une concentration particulière de substances chimiques précise. C’est ainsi que du point de vue santé on désigne ces thés spéciaux par le nom de “thés fonctionnels”. En effet, ils ont des propriétés fonctionnelles particulières et peuvent participer au traitement ou à la prévention de certaines maladies. Du point de vue gustatif, ils ne présentent cependant pas d’intérêt particulier.

Il est vraisemblable que dans les années à venir d’autres thés fonctionnels verront le jour et entreront par la suite sur le marché. C’est par exemple le cas d’un thé vert très riche en catéchines qui est développé sur la base du cultivar “Cha Chuukanbohon Nou 3”1.

Croisement entre Camellia taliensis et Camellia sinensis

La variété traditionnelle de thé vert (Camellia sinensis var. sinensis) contient des anthocyanes mais en quantités relativement faibles. Une exception existe à cela dans le cas du “Benibana-Cha” qui en contient des quantités non négligeables dans ses bourgeons, ses feuilles et ses racines. Cependant cette espèce se prête très mal à la culture car elle est trop sensible et offre un rendement faible. La graine particulière du Sunrouge est issue d’années de croisement botanique basé exclusivement sur la variété “Cha Chuukanbohon Nou 6” (C.taliensis X C.sinensis). Les arbres à thé Sunrouge qui en résultent contiennent un mélange unique d’ingrédients dont un niveau élevé d’Anthocyanes, de Catéchines et un bon rendement productif4.

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Feuille de Sunrouge

Culture et fabrication du thé Sunrouge

À ce jour (article rédigé en Octobre 2014), le thé Sunrouge est produit en quantité très faible au Japon, et ce principalement sur l’île de Tokunoshima, dans la province méridionale de Kagoshima. Le climat subtropical de cette île offre des conditions idéales pour cette variété très particulière. Au niveau international, le Sunrouge est encore totalement méconnue et disponible en quantités très limités. Si l’on se base sur ses excellentes propriétés fonctionnelles de ce thé hors du commun que études en laboratoire ont pu observer, il est vraisemblable qu’un engouement apparaisse rapidement pour ce thé d’exception. Mais à ce jour le Sunrouge est très difficile à se procurer. Les jeunes pousses de Sunrouge ont une jolie couleur bordeaux, signe de la forte teneur en Anthocyanes. Le Yabukita, cultivar classique de thé vert au Japon, possède quand à lui la couleur verte lumineuse que l’on attendrait d’une plante de thé vert (voire présentation photographique ci-dessous). Comme dans le cas d’autres types de thé, les pousses et feuilles de thé vert sont récoltées et transformées à différents stades de maturité et à l’issu de différentes récoltes. Au Sud du Japon, la 1ère récolte de thé vert à lieu vers le 20 avril, la seconde récolte à lieu vers mi-avril, la troisième fin juillet ou début août. Immédiatement après la récolte, les feuilles sont passées dans une délicat bain de vapeur d’eau de quelques secondes afin de stopper le processus d’oxydation / fermentation. Les recherches montrent que ce processus n’endommage pas le niveau d’Anthocyanes dans les feuilles. (source 1  p. 324 et 326).

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Feuilles de Sunrouges, Cha Chuukanbohon Nou 6 et Yabukita: a) Jeunes pousses de la première récolte. b) Jeunes pousses de la quatrième récolte en septembre, c) Feuilles mûres en septembre.

Source: 1 p. 322

Les Anthocyanes (Anthocyanosides ou Anthocyanine)

Les Anthocyanes (grecque: anthos = fleur, kyanos = bleu) font partie des substances végétales secondaires dans le groupe des flavonoïdes et sont un pigment de couleur violet foncé. Elles se trouvent dans pratiquement toutes les plantes supérieures, et plus précisément dans les sucs cellulaires des plantes supérieures terrestres. Le rôle des Anthocyanes est de protéger les plantes des rayons UV, des insectes, bactéries, champignons et évacue les radicaux libres dans les sucs cellulaires. Par ailleurs, ils participent à la régulation des hormones, à l’activité enzymatique, et à l’expression des gènes (source: 5, p. 11). Ils ont une excellente aqua-solubilité, ce qui se révèle avantageux dans le cadre de la préparation du thé. Par ailleurs, ces substances ont une toxicité très faible et peuvent donc être consommées en grande quantité. Cependant, seule une portion très faible de Anthocyanes ingérés sont effectivement absorbés (détails ci-dessous).

Anthocyanidols

Les anthocyanes possèdent plus de 400 liaisons possibles chimiques avec différents sous groupement chimiques. Dans la nature on trouve le plus souvent les anthocyanidols suivants: Delphinidine, Cyanidin, Pétunidine, Péonidine, Malvidine und Pélargonidine. La Cyanidine mais aussi la Delphinidine sont particulièrement répandues. De plus la Cyanidine (Cy) est l’Anthocyanidol le plus répandue, et la Cyanidine-3-O-glucoside (Cy3glc) l’Anthocyane la plus fréquente.

Effets des Anthocyanes et bienfaits du Sunrouge

Les recherches sur les effets des effets exacts du thé japonais Sunrouge n’en sont qu’à leur tous premiers pas. De nombreuses études sur cette question sont en cours au Japon. Cependant, on sait déjà que la consommation d’aliments riches en Anthocyanes dont le thé Sunrouge fait partie offre des excellents bienfaits pour la santé. Il faut aussi souligner que le Sunrouge Tea est principalement riche en Delphinidine, un groupe particulier d’Anthocyanes. On les trouve dans d’autre aliments riches en Anthocyane, notamment les baies foncées, mais en quantités assez faibles seulement. Par ailleurs, il existe des signes du fait que la Delphinidine dans les feuilles de thé est présente sous une autre forme que les autres aliments dans lesquels on la trouve ou du moins qu’elle est tout simplement moins sensible à la température et ses effets peuvent ainsi s’exprimer de manière plus puissante que d’ordinaire8. C’est précisément cet élément, combiné avec le fait que ce thé est relativement riche en catéchines qui explique les bienfaits de ce type de thé vert très particulier.

Bienfaits

  1. Puissant antioxydant: se lient avec les radicaux libres et protègent du stress oxydatif. Effet env. 4 à 6 fois supérieur à l’acide ascorbique et au Trolox (source 5, p 11 et suiv., 70),
  2. Amélioration de la vue, notamment la vue de nuit via un effet de soutient à resynthèse de la Rhodopsine dans la rétine, aussi appelé pourpre rétinien (source 5, p 19 et 6),
  3. Réduction du stress visuel, notamment au travaille ou devant un écran d’ordinateur ou également en cas d’Asthénie, fatigue visuelle. (source 4 et 5 p6),
  4. Effet inhibiteur de l’acétylcholinestérase (AChE), associée à la fonction de mise au point visuelle (assouplissement des muscles ciliaires) mais présentant également des applications contre Alzheimer
  5. Favorable pour des problèmes visuels et maladies ophtalmiques (ex: Presbytie / Myopie, Rétinopathie diabétique, dégénérescence maculaire) (source 5, p 19 et 8), 
  6. Puissant anti-inflammatoire (plus puissant que l’aspirine), excellent contre les maladies intestinale inflammatoires notamment la colite ulcéreuse2 que les types de thés verts ont habituellement tendance à empirer7.
  7. Protection des vaisseaux sanguins, prévention de l’artériosclérose, et des maladies cardio-vasculaires (source 3 et 5, p 13 et suiv.),
  8. Action antivirale et anti-bactérienne (source 5, p. 18),
  9. Prévention du cancer par ses effets antioxydants, anti-carinogènes, anti-mutagène, anti-proliforant,  favorisant l’apoptose des cellules tumoreuses, (source 5, p. 15 et suiv.),
  10. Protection contre l’obésité, amélioration des troubles de métabolisme des graisses (source 5, p. 19 et 8)
  11. Effet anti-diabétique via son action anti-hyperglycémique (source 5, p. 19 et 8).

 

Les premiers comptes rendus d’études scientifiques rapportent que le Sunrouge offre des bienfaits particuliers et puise ses bienfaits hors du commun non seulement de sa teneur élevée en Anthocyanes mais beaucoup plus, semble-t-il,  de la synèrgie de ces dernières avec des catéchines en quantités relativement élevées. Le Sunrouge est une source de catéchines de niveau habituel mais aussi de catéchines-méthylées, combinaison qui n’existe dans aucun autre aliments contenant des Anthocyanes. Cet assemblage amplifie l’effet antioxydant et semble offrir des nouveaux effets plus puissants8.

Une études interessante de Lin et al.2 datant de 2012 montre que des animaux cancéreux traités avec un thé offrant une combinaison d’Anthocyanes et des Catéchines offre un meilleur effet anti-prolifératif qu’un thé vert contenant uniquement des catéchines. Par ailleurs, la combinaison de ces deux substances augmente la sensibilité à la radiothérapie (traitement aux rayons X). Les chercheurs ont tiré la conclusion que le dosage du traitement de radiothérapie et ainsi les effets secondaires pouvaient ainsi êtres réduits. Par ailleurs, les recherches de Yamamoto6 montrent que l’effet d’inhibition de l’acétylcholinestérase (AChE) des anthocyanes dans le thé Sunrouge pouvaient être amplifié par la présence de Catéchines méthylées (EGCG3″Me) et des EGCG. Cela peut expliquer l’efficacité inhabituelle de ce thé contre différents problèmes oculaires. Murakamirapporte dans des expériences sur des animaux malades que le Sunrouge possède un puissant effet anti-inflammatoire sur les maladies intestinales, notamment la colite ulcéreuse. Alors que les catéchines provenant du thé vert le plus fréquent en Asie (cultivar “Yabukita”) aurait plutôt tendance à aggraver ce genre de problèmes intestinaux, le Sunrouge offre un effet protecteur et anti-inflammatoire pour le tract intestinal. Par ailleurs, la toxicité hépatique que les fortes doses de catéchines ont est nettement réduite dans le cas du Sunrouge. La société Nippon Paper Industries, responsable du développement du thé Sunrouge ont déposé un brevet pour un extrait de thé vert riche en Anthocyane pour valoriser la combinaison unique de Catéchines et d’Anthocyanes et offrir une réduction de certains effets indésirables que présentent les fortes doses de catéchines8. Des études montrent également qu’une combinaison de Catéchines et de Delphinidine suscitent des effets complexes anti-oxyaditifs et anti-stress.  

Anthocyanes dans les aliments

Les niveaux les plus élevés d’anthocyanes se trouvent dans les baies d’aronia (env. 200-1000 mg/100g Cy3gal, Cy3glc, Cy3ara), les baise de sureau noires Sambucus nigra (env 200-1000 mg/100g Cy3glc, Cy3sam, Cy35d-glc), l’aubergine (env. 750mg/100g Del3glc, Cy3rut, Del3rut, Nasurin, Pel3rut), le cassis (env 130-400 mg/100g Cy3rut, Del3rut, Del3glc, Cy3glc), les mûres et les myrtilles (env. 50-326 mg/100g Cy3glc)5. Les niveaux et types d’Anthocyanes varient beaucoup en fonction du type de plante, de l’espèce, de l’ensoleillement, de la maturité, de la typologie des sols, des engrais, du type de sol, du climat, de la partie de la plante, etc. C’est ainsi que les raisins rouges peut avoir des écarts allant de 6 à 751 mg/100g, la cerise de 2 à 450 mg/100g, et la framboise noir affiche des teneurs variant de 197 à 700 mg/100g (source 5, p. 9 et suiv.). Une autre source d’inexactitudes est la méthode employée par le laboratoire pour l’analyse. Ce facteur joue un rôle considérable dans la variation des mesures.

Jus de baies – des niveaux faibles

Les jus de baies en bouteille qui sont tant appréciés par un très grand nombre de consommateurs sont certes une source d’Anthocyanes mais relativement faible. En effet, des études ont pu montrer que la production et la conservation de ce genre de boissons endommage une part considérable de apports désirés (source 9, p. 13 et suiv). Les cellules baies réduites en poudre, purée, ou jus, sont endommagées, et forment un terreau propice pour des réactions chimiques avec d’autres substances. Après le pressage des baies vient l’enzymage et le réchauffage du mélange. Il s’agit de réactions enzymatiques (oxydation du moût) et non-enzymatique (condensation, polymérisation) de même que la formation de liaisons chimiques Polyphénol-Protéine et Polyphénol-Saccharides. La plus grande dégradation se produit au cours de la plus conservation. Une étude à par exemple montré qu’une purée de sureau en conserve ne contenait plus que 4% seulement du niveau d’Anthocyanes que les baies contenaient à l’origine.(source. 9, p. 79).

Absorption des Anthocyanes au quotidien

Les études et les avis diffèrent beaucoup concernant l’absorption des Anthocyanes au quotidien. Les écarts vont de 0 à 215 mg par jour. À la haute saison des baies, du raisin, et des fruits à noyau, le niveau d’absorption peut atteindre plusieurs centaines de milligrammes. Naturellement, ces écarts varient énormément en fonction de la saison, mais évidement surtout en fonction des habitudes alimentaires de la personne. Il est par exemple frappant de constater qu’au moins 10% de la population allemande ne consomme absolument pas d’Anthocyanes (source 5, p. 20). Nous ne disposons pas de chiffres équivalent pour la france mais il est probables qu’il soient similaire étant donné que le régime des français est assez similaire.

Anthocyanes – une biodisponibilité relativement faible

En plus de la quantités d’anthocyane ingérée, un autre facteur essentiel est la capacité du corps à assimiler, à métaboliser ces éléments. Differentes études sur ce point montrent un relativement faible biodisponibilité de cette substance. Des études sur être humains montrent une proportion d’assimilation mesurés dans l’urine et la plasma sanguin variant de 0,004 à 0,23% des Anthocyanes absorbés. Chez les animaux les quantités mesurées se trouvent entre 0,3 et 1,2% (source 5, p. 21). Ce constat varie énormément d’un type d’Anthocyane à l’autre. Une étude rapporte par exemple que le Cy3glc qui se trouve dans le sureau noir se retrouve à 8,5% dans le l’organisme (source 5, p. 92).

Assimilation pas les muqueuses buccales, stomacales et intestinales

Une étude de Fleschhut datant de 2004 présente que les Anthocyanes sont déjà absorbées par les muqueuses buccales et stomacales puis finalement dans l’intestin grêle (source 5, p. 90). Jusqu’alors l’assimilation par les muqueuse buccales et stomacales n’étaient pas confirmée. Des études rapportent, par ailleurs, que la prise en parallele de saccharose (Diholoside) ou la consommation d’anthocyanes à la suite d’aliments difficiles à digérer ralentissait leur assimilation (source 5, p. 91).

Elimination rapide

Les anthocyanes qui sont absorbées en faibles quantités sont métabolisés très rapidement puis directement éliminés de l’organisme. La “durée d’action” des anthocyanes dans l’organisme se trouve entre 0,8 et 2,2 heures. La plus haute concentration dans le plasma sanguin se mesure après une à deux heures, puis après 24 heures une étude montre que les mesures sont retombés au niveau initial (source 5, p. 21).

Anthocyanes, Catéchines et caféine dans le Sunrouge

Les niveaux d’anthocyanes, de catéchines, et de caféine dans les feuilles de Sunrouge ont été comparées dans une étude de Natsumi et al. avec les feuilles issues de la variété de thé vert la plus fréquente au Japon, le Yabukita1. On constate que le Sunrouge possède des niveaux élevés d’Anthocyanes alors que le cultivar Yabukita ne possède que des niveaux très faible ou inexistants. Les feuilles de Yabukita contiennent un niveau supérieur de catéchines, et le Sunrouge renferme un niveau notable de catéchines (70% à 90% du niveau du Yabukita en fonction du moment de la récolte). Le niveau de caféine est légèrement plus élevé dans la cas Sunrouge que dans le Yabukita. Un élément important est le fait que les différentes récoltes donnent des niveaux différents de ces substances.

Niveau d’Anthocyanes dans le Sunrouge Tee

Les chiffres sont calculés en pourcentage de la masse sèche:

1ère récolte 20100,086%0,009%
1ère récolte 20110,089%0,000%
2ème récolte 20100,133%0,010%
2ème récolte 20110,207%0,002%
3ème récolte 20100,217%0,016%
3ème récolte 2010

 Source: 1, p. 325.

Type d’Anthocyanes dans le Sunrouge en fonction de la récolte en mg/g

En se penchant sur les chiffres rapportés par une étude de l’organisation Japonaise NARO concernant les niveaux des différents types d’Anthocyanes dans le thé Sunrouge, on s’aperçoit qu’un niveau particulièrement élevé de Delphinidine est mesuré. Ce niveau est nettement supérieur à la Cyanidine glucoside, avec un rapport de 72 à 79 pourcent de Delphinidine pour 28 à 21 de Cyanidine, variant en fonction du moment de la récolte et de la maturité des feuilles. Dans les tiges de Sunrouge, on trouve un ratio d’Anthocyanes contenant 89% de Delphinidine contre 11% de Cyanidine. Cette étude montre aussi que la troisième récolte contient un niveau beaucoup plus élevé d’Anthocyanes. Le niveau de mesuré à même atteint 3,09 mg/g dont 75% de Delphinidine.

DCGa0,260,951,57
CCGa0,080,380,52
D3Ga0,210,200,40
C3Ga0,070,090,14
D3G0,080,050,11
C3G0,010,020,04
DGZGa0,040,130,22
CGZGa00,060,08
Total des Anthocyanines0,75 1,89 3,09
% de Delphinidine du total77,970,774,6

Source: NARO (National Agriculture and Food Research Organization), Japon.

Les substance suivantes sont les différentes sortes d’Anthocyanes présentes dans le Sunrouge (Source: NARO, Japon, 2011):

  • Delphinidine-3-O-(6-trans-p-coumaroyl)-E-galactoside (DCGa)
  • Cyanidine-3-O-(6-trans-p-coumaroyl)-E-galactoside (CCGa)
  • Delphinidine-3-O-E-galactoside (D3Ga)
  • Cyanidine-3-O-E-galactoside (C3Ga)
  • Delphinidine-3-E-glucoside (D3G)
  • Cyanidine-3-E-glucoside (C3G)
  • Cyanidine-3-O-(6-trans-p-coumaroyl)-E-glucoside (CCG)

Niveau d’Anthocyanes dans une infusion de Sunrouge

Il apparait clairement que les anthocyanes sont très solubles. Une étude du Nippon Paper Group révèle qu’avec une infusion de 5 minutes à 70°C, une grande partie des Anthocyanes et des Catéchines sont extraites dans l’infusion. Si l’on considère que 80% des substances sont extraites en 5 min à une température de 70-75°C, une infusion de 2 min d’une bonne quantité de Sunrouge (3g / 0,3-0,5L) permettra d’extraire environ 50mg d’Anthocyanes, dont une majorité de Delphinidine. Cela constitue un apport conséquent.

Catéchines en % de la masse sèche

1ère récolte 201012,2%13,7%
1ère récolte 201112,1%14,9%
2ème récolte 201012,0%17,5%
2ème récolte 201112,6%18,6%
3ème récolte 201014,9%18,5%
3ème récolte 2011

Source: 1, p. 325. Un élément à souligner est le fait que le Sunrouge est le thé Sunrouge est une des seules variétés de thé contenant des catéchines méthylés (EGCG3″Me et EGCG4″Me). L’autre variété connue est le Benifuuki.

Catéchines en % de la masse sèche

1. Récolte 20103,02%2,50%
1. Récolte 20113,39%3,10%
2. Récolte 20102,40%2,25%
2. Récolte 20112,74%2,20%
3. Récolte 20102,99%2,63%
3. Récolte 2011

 Source: 1, S. 325.

Conseils d’achat du Sunrouge

Voici quelques conseilles pratiques pour acheter du thé Sunrouge

  • Le niveau d’anthocyanes est supérieur dans les récolte tardives. Ce que ce thé a d’exceptionnel est le niveau de Delphinidine. Il est donc conseillé d’opter pour des récoltes tardives.
  • Les première pousses et bourgeons ne contiennent pas les niveaux les plus élevés d’anthocyanes mais les première pousses des récoltes suivantes (3ème ou 4ème récolte). Comme peu de producteurs se contenteront de sélectionner uniquement les jeunes pousses tardives, cet élément est un critère de qualité auquel il faut veiller. Par ailleurs, le thé doit être plus “harmonieux” possible dans sa composition c’est ainsi que le mélange de feuilles de différentes récoltes tardives peut apporter des effets optimaux. Dans l’idéal, on recommande de consommer les jeunes pousses de la troisième récolte (fin juillet, début aout).
  • Parallèlement, les récoltes tardives apportent des niveaux très élevés de Catéchines, comparables aux niveaux de la première récolte de Yabukita.
  • Si l’on considère l’extrême rareté de la production de ce thé au Japon, il n’est pas vraisemblable de trouver ce thé sur le marché qui ne provient que de la 3ème récolte. Il est tout a fait acceptable d’opter pour un mélange de plusieurs récoltes ou “blend” dont les proportions sont de 30-40% issues de la 3ème récolte et 30-40% issues de la 2ème récolte.
  • Le Sunrouge possède une quantité significative de caféine et fait partie des 30% des thés verts les plus riches. Du point de vue santé, ceci n’est pas une mauvaise nouvelle. La caféine est à eviter uniquement pour les personnes très sensible, les enfants et les femmes enceintes, mais pour tous les autres individus elle à un effet fortifiant pour le corps et énergisant pour l’esprit.
  • Les anthocyanes sont sensibles à la chaleur. C’est pour cela que le Sunrouge le plus qualitatif est un un thé qui ne subit pas la dernière étape de “séchage/rôtissage”. Au Japon, ce genre de thé porte l’appellation d'”Aracha”. Toutefois, un processus de séchage doit avoir lieu afin d’assurer la durée de vie du thé.

Préparer le Sunrouge

Les feuilles de thé Sunrouge relâchent une part significative de leurs anthocyanes dans l’infusion à une température de 70-75°C. À des températures faibles on obtient une infusion vraiment fade, mais à haute température un excédant de substances amères se relâchent et le thé devient inharmonieux. Voici nos conseille de préparation:

  • 2 bonnes cuillères à café de Sunrouge
  • 0,2-0,3l d’eau
  • température de 70-75°C
  • durée d’infusion: 2 min (en dégustation habituelle), 5 min (pour un effet thérapeutique) .
  • ajouter quelques gouttes de citron fraichement pressé.

Afin d’obtenir de effets santé significatifs il est recommandé de manière générale de faire une cure de dégustation journalière de plusieurs semaines. En fonction du problème de santé ou des effets désirés, il est possible de boire deux portions par jour. D’une manière générale, il n’est pas recommandé de boire le thé vert à jeun. Afin d’améliorer l’assimilation des anthocyanes via les muqueuses buccales et stomacales, il est recommandé de garder ne pas boire le thé directement après le repas. Dans ce contexte, il est recommandé de garder le thé en bouche pendant quelques secondes avant de l’avaler, comme c’est également le cas dans la dégustation d’autres thé verts.

Stabilisation des Anthocyanes avec le citron

Une autre particularité du Sunrouge se produit lorsque l’on verse quelques gouttes de jus de citron frais dans le thé. D’une part, la saveur de la boisson s’améliore et d’autre part la boisson prend une teinte rouge pourpre. En fonction du degré d’acidité, l’éclat de la couleur peut être très différent. Si le pH est très faible (entre 1 et 3) le coloris devient rouge écarlate et plus le pH remonte (de moins en moins acide) la teinte de rouge s’affaibli finalement devenir totalement bordeaux intense. À partir d’un pH de 6 la couleur devient violet pourpre transparent et à un Ph de 7 la elle revient à sont expression la plus foncée et intense (source 5, p. 4). En fonction de la concentration en différents anthocyanes, la coloration s’exprimera différemment avec le pH. Les anthocyanes sont plus stables dans un environnement acide d’ou l’intérêt de l’ajout de citron (source 5, p. 6 et suiv.).

sunrouge-couleur-infusion

Feuilles et Infusion de Sunrouge

sunrouge-couleur-ph-acide

Coloration de plus en plus rouge avec le Ph qui augmente

Goût

Du point de vue gustatif, le thé Sunrouge est très leger et n’est pas sans rappeler simplement de l’eau chaude avec du citron. Avec le Sunrouge, il s’agit plus d’un thé fonctionnel plutôt qu’une dégustation délicate pour l’arôme. Cependant l’arôme de citron peut offrir un changement de la routine à la boisson du thé vert habituelle.

Sources

1 Nesumi, Atsushi; Ogino, Akiko, Yoshida, Katsuyuki et al., “Sunrouge, a New Tea Cultivar with High Anthocyanin”, in JARQ 46 (4), S. 321-328

2 Lin, Chih-Cheng; Hsu, Chih-Ping; Chen, Chia-Chieh et al., “Anti-Proliferation and Radiation-Sensitizing Effect of an Anthocyanidin-Rich Extract from purple-Shoot Tea on Colon Cancer Cells, in: Journal of Food and Drug Analysis, Vol. 20, Suppl. 1, 2012, S.- 328-331

4 Fujimura, Yoshinori; Kurihara, Kana; Ida, Megumi, “Metabolomics-Driven Nutraceutical Evaluation of Diverse Green Tea Cultivars”, PLoS ONE 6(8):e23426. doi: 10.1371/journal.pone.0023426, 10. August 2011

5 Fleschhut, Jens,: “Untersuchungen zum Metabolismus, zur Bioverfügbarkeit und zur antioxidativen Wirkung von Anthocyanen”, Dissertation, Fakultät für Chemie und Biowissenschaften, Universität Karlsruhe, 2004

6 Yamamoto-Maeda, Mari: “Sunrouge’s anti-fatigue effect”, NARO “National Agriculture and Food Research Organization”, Online-Veröffentlichung von NARO’s Website in Japanisch

7 Murakami, Akira: “Effect of Sunrouge in colitis: the difference between green tea”, Kyoto University Graduate School of Agricultural Science, Online publizierte Schrift auf Japanisch

8 Kawaguchi, Fumiki: Patentschrift Teeblattextrakt, Veröffentlichungsnummer: WO2014065369 A1, Nippon Paper Industries Co. Ltd., veröffentlicht am 1.5.2014, eingetragen vom 24.10.2013

9 Rechner, Andreas: “Einfluss der Verarbeitungstechnik auf die Polyphenole und antioxidative Kapazität von Apfel- und Beerenobstsäften”, Dissertation, Fachbereich 09 Agrarwissenschaften, Ökotrophologie und Umweltmanagement der Justus-Liebig-Universität Giessen, 2000



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